Les ruines du château Dubuc

Presqu'île de la Caravelle, Tartane - 97220 Trinité
Tél : 05 96 58 09 00 - 05 96 64 42 59 - Fax: 0596647227
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h

En plein cœur d’une réserve naturelle, la Caravelle, les ruines du Château Dubuc et son micro-musée rappellent la période du commerce triangulaire et son fructueux trafic d’esclaves et de marchandises.

Puissante famille de Trinité dont l’autorité a rayonné pendant près de deux siècles, non seulement en Martinique mais aussi à Versailles, les Dubuc se sont installés sur la presqu’île de la Caravelle dès 1600.
Les ruines du Château qui ne laissent que deviner cette puissance passée permet surtout l’é vocation d’histoires et de légendes du temps de la flibusterie et des maîtres d’habitations. Mais le lieu vaut aussi par la beauté du site, Réserve Naturelle, gérée par le Parc Naturel Régional de la Martinique qui entretient un musée.

LE CHATEAU DUBUC
Le " Château Dubuc" apparaît pour la première fois sur les cartes de la Martinique datées de 1773.
C’est en 1657 que Pierre DUBUC, originaire de Normandie, débarque en Martinique. Pour avoir participer à plusieurs expéditions contre les Indiens Caraïbes, il reçoit en récompense une concession dans la région de La Trinité où il s’installe à partir de 1671.
Balthazar, son deuxième fils, s’établit à la Caravelle sur l’Habitation Spoutourne mais c’est son petit-fils Louis Dubuc du Galion qui fixe dans la pierre la puissance de cette famille en construisant l’Habitation Caravelle qui devait devenir, par la suite, le "château Dubuc".

Les installations de cette Habitation sont, pour l’époque, considérables.
L’importance des dépôts en particulier l’isolement de l’Habitation laissent supposer la pratique d’autres activités que la production de sucre, à savoir la contrebande et le trafic d’esclaves. Cependant, dès 1770, le Château Dubuc est progressivement abandonné à la suite du terrible cyclone de 1766 et de la gestion désastreuse qui découle de la participation des Dubuc à différentes batailles contre les Anglais.

C’est en 1974 que le SIATNO (Communauté des Communes) fit l’acquisition pour le compte du Parc Naturel Régional, alors en gestation, des 2,5 h de terrain d’assiette des ruines du Château. Malgré les nombreuse difficultés à ravir les ruines de l’emprise des "figuiers maudits", le PNRM, dont une des missions consiste en la protection du patrimoine naturel et historique de la Martinique, poursuit un programme de restauration et de valorisation du site. Le Château Dubuc est classé Monument Historique depuis 1991.

LA RESERVE NATURELLE DE LA CARAVELLE
La presqu’île de la Caravelle marque le profil atlantique de l’île d’un bras de terre de 10 km de long, perpendiculaire à la côte.
L’extrémité de la presqu’île n’a pas échappé à un déboisement partiel pour la culture de la canne et l’exploitation du bois.
Cependant, depuis le XVIIème siècle, sa position géographique extrême et l’âpreté de son climat très sec lui ont épargné plus qu’ailleurs des dégradations irréversibles.
C’est ce qui a permis la reconstitution progressive des milieux naturels, à la faveur du découpage particulier de ses côtes et de son relief accidenté en une mosaïque remarquable de végétation très diversifiée telle que : forêt sèche, fourrés, mangrove, forêt d’arrière plage, savane, flore de falaises.
Ces différents milieux constituent autant d’habitats pour un nombre important d’oiseaux sédentaires dont deux sont endémiques à la Martinique :
La Gorge Blanche
Le Carouge.

Cette Réserve Naturelle a une superficie de 422 ha dont 89% de propriété publique et vous permet de découvrir la flore et faune du littoral atlantique grâce à un petit et un grand sentier de randonnée.
Ces circuits offrent de remarquables points de vue sur la pointe de la presqu’île et permettent d’en découvrir les multiples milieux.
Par ailleurs, un circuit d’interprétation traverse la Réserve jusqu’au phare et à la station météo, rejoint les falaises à travers bois et longe la côte d’anses en pointes jusqu’à la Baie du Trésor avant de remonter vers les ruines du Château Dubuc.

"La Légende de la Sultane Validé"
Aimée Dubuc de Rivéryest née en 1776 à Pointe Royale, au sud-ouest du Robert.
Cette jeune cousine de Joséphine Rose Tascher de la Pagerie, la future Impératrice Joséphine, fut envoyée en France pour y parfaire son éducation.
Tandis qu’elle rejoignait sa famille, quelques années plus tard, le bateau qui la transportait fit naufrage.
Selon la légende, la jeune rescapée fut emmenée à Alger, centre du commerce des esclaves, pour y être vendue.
Frappés par son exceptionnelle beauté et sa grâce, les corsaires l’offrirent en cadeau au Dey d’Alger, qui lui même, la donna au Sultan de Turquie.
Toujours selon la légende, cette jeune créole de la Martinique aurait donné naissance au Sultan Mahamoud II, ce qui lui aurait valu le titre de Sultane Validé et qui signifie la mère en turc.

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